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Auld Lang Syne est l’un des airs écossais les plus célèbres au monde. Les paroles ont été recueillies et publiées en 1788 par Robert Burns, figure majeure de la culture écossaise, à partir d’une chanson plus ancienne de tradition populaire. Le titre peut se traduire approximativement par « au bon vieux temps », « depuis longtemps » ou « pour les vieux souvenirs ». Le texte évoque l’amitié, le temps passé et la fidélité aux liens anciens.

Le grand public associe aujourd’hui presque immédiatement Auld Lang Syne au passage à la nouvelle année. Dans le monde anglophone, il est traditionnellement chanté à minuit le 31 décembre, notamment lors du Hogmanay écossais, où les participants forment un cercle en se tenant les mains. Au XXᵉ siècle, sa diffusion massive en Amérique du Nord a été renforcée par les émissions de réveillon du chef d’orchestre Guy Lombardo. Le morceau est également utilisé lors de remises de diplômes, départs, commémorations ou toute occasion marquant une fin et un nouveau départ.

Dans les pipe bands et ensembles traditionnels écossais, Auld Lang Syne est très souvent joué à la Great Highland Bagpipe, soit en air solennel, soit en final de concert ou de parade. Sa mélodie simple et immédiatement reconnaissable se prête parfaitement au jeu collectif des cornemuses et percussions. On le retrouve aussi dans de nombreux rassemblements civils et militaires, où il prend une dimension majestueuse et émotive.

En Bretagne, les Bagad l’ont naturellement intégré à leur répertoire, notamment dans les contextes interceltique et festif. Joué avec bombardes, cornemuses et caisse claire écossaise, le morceau devient un pont musical entre Bretagne et Écosse. Il est fréquemment choisi comme final de spectacle, d’hommage ou de grand rassemblement, tant son pouvoir évocateur est universel.

Interprétations de Auld Lang Syne